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Demain est un autre jour...
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22 mars 2012

Rencontre magique!

cadeau nellie

J'ai bien fait de lire le journal régional chez mes parents l'autre jour...Alison Arngrim alias Nellie Olson, la garce de la petite maison dans la prairie, faisait un spectacle sur son rôle dans la série pas très loin de chez moi...Ouh là, si on parle à mon côté nostalgique on me trouve! 

J'ai commandé à une amie les tableaux scrap ci-dessus...je ne sais pas d'où me vient cette manie d'apporter un cadeau aux artistes que je vais voir ;-)

 

https://www.facebook.com/photo.php?v=10150656673549510&set=vb.825044509&type=2&theater

Je savais qu'elle était très comique et rien que sur les photos actuelles, son sourire en disait long. Je n'ai pas été déçue du spectacle et de cette belle rencontre; mon cadeau a déclenché son enthousiasme ainsi que celui des spectateurs présents à la séance de dédicace. Cette rencontre est magique, car jamais je n'aurais imaginé qu'elle puisse avoir lieu.

http://www.alison-arngrim.com/info.htm

 

Un an après j'ai revu Alison dans son nouveau spectacle et j'ai même pu monter quelques secondes sur scène!

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4 janvier 2013

Dans une autre vie, j’aurais bien essayé, De

  

Flower-power-600

 

 

Dans une autre vie, j’aurais bien essayé,

De franchir la frontière, de m’ laisser emporter,

Voir ou mon cœur me mène, le laisser m’embraser.

 Oui risquer de tout perdre mais enfin me dévoiler.

 

Transformer nos liens, me défaire des miens,

Sans peur de basculer, de changer le destin,

M’occuper de tes larmes, te tenir par la main,

Et faire un peu plus, que croiser nos chemins.

 

A l’orée de tes bras, oser franchir le pas,

Pour  goûter la saveur des élans de ton cœur.

 

Ce n’est que dans ma tête que je dois vivre ça,

Car je n’ose  pas, non pas dans cette vie là.

Car je ne peux pas, non pas dans cette vie là.

 

Je nage entre 2 eaux, je lutte contre le courant,

Dans des pensées troubles, je me noie en plongeant.

J’aimerais trouver ton  île, découvrir ton océan,

Et sans doute brûler mes ailes, un jour en te l’avouant.

 

On  a tous rien qu’une seule existence à bâtir,

Je n’ me donne pas le droit, de tout détruire.

Ne pas y penser, pour ne pas choisir,

Hypnotiser ma peine, pour ne pas souffrir.

 

A l’orée de tes bras, oser franchir le pas,

Pour  goûter la saveur des élans de ton cœur.

 

 Mais ce rêve éveillé, jamais ne naitra,

Car je ne peux pas, non pas dans cette vie là.

Car je ne dois  pas, non pas dans cette vie là.

 

Et cette folle envie,  de me pencher vers toi,

Tous ces  petits gestes, que je n’ m’autorise pas.

Ce coupable désir, qui se fait maître de moi,

Je n’ me laisse pas le choix, seule je le combat.

 

Je ne sais même pas, comment tu réagirais,

Que serait «  toi et moi », dans cette réalité,

Je pense avoir la force, j’ fais le serment d’essayer,

A moi d’inventer, comment je vais t’aimer…

 

Je n’ose  pas, non pas dans cette vie là.

Je ne peux pas, non pas dans cette vie là.

Je ne dois  pas, non pas dans cette vie là.

15 décembre 2011

les 4 premières: week end du 11 et 12/12/11...

Il faut un début à tout! Ce week end là,sans trop que je sache pourquoi, ces 4 chansons se sont imposées à moi :-) S'en est suivi un beau cadeau d'une certaine Karine qui a pris le temps de me montrer que la première était chantable...je vous dévoile les autres...

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 Tisser des fils.

 

La vie nous fait parfois des clins d’œil, 

Pour les faire naître, il suffit qu’on le veuille, 

Chaque influence modifie notre route, 

Et peu à peu on fait face à nos doutes. 

 

Autour de nous, ces êtres et ces choses, 

Au fond de moi cette envie qui ose, 

Prendre le temps, aimer découvrir, 

Puiser sa force au creux d’un sourire.

  

Il n’y a que ça qui vaille la peine, 

Si on n’veut pas qu’nos vies soient vaines, 

Aussi fragiles et fins soient-ils,  

C’est entre nous, entre nous… tisser des fils. 

  

C’est trop dur d’avancer seule ici, 

Il faut chercher même dans la nuit, 

Reconnaître chaque petite étincelle, 

Et pouvoir enfin déployer ses ailes.

 

 Contre la haine dresser des remparts, 

Grandir ensemble, croiser nos regards, 

Toujours chercher comment avancer, 

N’avoir plus peur, d’enfin se trouver.

  

Il n’y a que ça qui vaille la peine, 

Si on n’veut pas qu’nos vies soient vaines, 

Aussi fragiles et fins soient-ils,  

C’est entre nous, entre nous… tisser des fils. 

  

Entre nous tous, des fils invisibles, 

Partent des cœurs pour toucher leurs cibles, 

Autour de nous s’enroulent et se tissent, 

Comme de doux liens qui nous unissent.

  

Toi tu es  là et toi tu m’inspires, 

Comme un aimant ton âme m’attire, 

Ne crois pas que je te laisse le choix, 

Je veux m’accrocher, ne te débats pas. 

 

 Il n’y a que ça qui vaille la peine, 

Si on n’veut pas qu’nos vies soient vaines, 

Aussi fragiles et fins soient-ils,  

C’est entre nous, entre nous… tisser des fils. 

  

Il n’y a que ça qui vaille la peine, 

Si on n’veut pas qu’nos vies soient vaines, 

Aussi fragiles et fins soient-ils,  

C’est entre nous, entre nous… tisser des fils.

   

 Amitiés Virtuelles.

 

 Montrer sa réussite, afficher qui l’on est, 

Vouloir tout dire et vite, de peur d’être oublié. 

Vouloir séduire toujours, même si c’est illusoire, 

S’offrir des preuves d’amour, mais rester seul le soir. 

  

Amitiés Virtuelles, on s’aime tous un peu, 

Amitiés Virtuelles, un beau jeu dangereux ! 

  

Tous seuls sur le même bateau, on a pourtant des choses à dire, 

Pour démêler le vrai du faux, s’émouvoir, pleurer et rire. 

Difficile de comprendre, ce qu’on se cache vraiment, 

Mais j’ai pourtant envie de croire, à un commencement…

 

 Amitiés Virtuelles, on s’aime tous un peu, 

Amitiés Virtuelles, on joue avec le feu ! 

  

On s’emballe, on s’adule, on s’isole, 

On s’remballe, on s’défile, on s’étiole.

  

On s’taquine, on se cherche, on s’affole. 

On s’débine, on s’entête, on s’cajole. 

  

On s’comprends, on s’oublie, on s’désole. 

On se lâche, on se trouve, on s’accole.

 

 Amitiés Virtuelles, on s’aime tous un peu, 

Et si c’était réel ? Au fond j’y crois un peu…

 

Renaître.

 

C’ n’était pas écrit dans les livres, 

Personne ne me l’avait raconté, 

Mais j’ai dû réapprendre à vivre, 

Quand l’amour m’a laissé tomber. 

  

J’ n’étais pas préparée au pire, 

Face au seul choix de me résigner, 

Lorsque  mes rêves ont préféré fuir, 

Pour avancer il fallait l’oublier.

  

Détruire l’espoir c’est parfois renaître, 

Même si l’on doit défier nos souffrances, 

On se contente au début de paraître, 

Et puis un jour, enfin on avance.

 

 Lorsque pour nous, le monde s’effondre, 

Que pour les autres, il continue d’avancer, 

Dans notre cœur, la tristesse inonde, 

Tant de peine à laisser couler.

 

 Se tenir là face au grand précipice, 

D’un avenir pour le moins incertain, 

Et ne trouver nulle part les prémices, 

D’un renouveau pour les lendemains.

    

 Détruire l’espoir c’est parfois renaître, 

Même si l’on doit défier nos souffrances, 

On se contente au début de paraître, 

Et puis un jour, enfin on avance. 

  

Essayer, mais se tromper de route, 

Brûler ses ailes, c’est quand même exister, 

Affronter seule ce que l’on redoute, 

Eprouver ses forces pour se relever.

 

Face à un manque, hurler sans un bruit, 

Lorsque le seul qui peut nous consoler, 

Nous a laissé égarée dans la nuit, 

Tant de morceaux qu’il faudra recoller. 

 

Détruire l’espoir c’est parfois renaître, 

Même si l’on doit défier nos souffrances, 

On se contente au début de paraître, 

Et puis un jour, enfin on avance. 

  

Le temps allié, un beau jour apaise, 

Tous les cœurs malgré eux esseulés, 

Peu à peu nos douleurs se taisent, 

Lorsqu’on ne lutte plus on est prêts…

  

Détruire l’espoir c’est parfois renaître, 

Même si l’on doit défier nos souffrances, 

On se contente au début de paraître, 

Et puis un jour, enfin on avance.

  

Coup de chance.

 

 Quand trois filles assoiffées, d’un peu de sensations fortes, 

Décident de s’en aller, voir où le destin les porte, 

Elles se retrouvent à rouler, sur un chemin puis un autre, 

Et finissent par arriver, dans une station un peu morte.

  

 L’Alpe d’Huez, au mois de juin, on a connu mieux c’est sûr. 

On va s’prendre, toutes les 3, au mieux un p’tit bol d’air pur, 

A errer comme ça sans but, on n’doit pas avoir fière allure, 

De  pauv’ filles toutes esseulées, juste un peu les caricatures. 

  

Y a des jours où notre ange gardien, n’était pas en RTT, 

Y a des jours où notre ange gardien, n’a pas fait son enfoiré.

   

Faire 10 fois le tour du village, croiser un chien dans son sillage, 

Tout fermé, rien à manger, c’est sûr on en mène pas large, 

On commence toutes à r’ssentir une déprime du fond des âges, 

On va finir par pleurer, émotionnellement c’est la surcharge.

 

Pas le moindre Alpedhuezien, on va finir par s’auto-tuer, 

Faudra songer à rentrer, se coucher et de se lamenter.

  

Y a des jours où notre ange gardien, n’était pas parti à la pêche, 

Y a des jours où notre ange gardien, nous a pas laissé dans la dèche.

 

Puis enfin dans le lointain, comme une lueur d’espoir, 

Oui là bas, on ne rêve pas, un troquet semble ouvert ce soir! 

Il nous reste plus qu’à boire, à s’attacher au comptoir. 

Finir bourrées, toutes avinées, voilà la fin de l’histoire…

  

Oui mais ça, c’est sans compter, sur le Saint des jeunes filles en fleurs, 

Ou sur leur ange gardien, leur pourvoyeur de bonheur…

  

Y a des jours où notre ange gardien, à daigné s’fouler un peu, 

Y a des jours où notre ange gardien, nous a sorti le grand jeu.

   

Dans ce bar tout désert, où traînais juste quelques clampins, 

Tout d’un coup est arrivé, un régiment d’chasseurs alpins ! 

Nos 3 cœurs embrumés, d’un coup se sont remis à battre, 

On va pouvoir un peu baver et qui sait plaire aux bellâtres.

  

Oh les filles ils s’mettent à boire, nos chances vont se décupler, 

25 mecs et 3 filles, même en tout bien tout honneur c’est l’ pied ! 

Sourire aux lèvres, j’bombe le torse, dans mes yeux j’mets d’la lumière, 

La nature m’a bien gâtée, j’en profite en j’en suis fière.

 

Y a des jours où notre ange gardien, ne s’est pas moqué d’nous, 

Y a des jours où notre ange gardien n’a pas fait son mou du g’nou.

  

Désormais autour de nous, une joyeuse bande s’affole, 

On a vraiment de la chance, oui pour nous c’est le pactole.

Tout avait mal commencé, mais je suis là, j’ai le beau rôle, 

 Je suis une princesse, une fée,  allez hop j’rebois une gnôle ! 

  

Puis enfin il m’a fait danser, il m’a dit toi t’es la plus belle,

Oui mais j’ai vite déchantée, quand il m’a parlé d’elle, 

Et puis il a énuméré toutes les qualités de celle, 

Qu’il allait bientôt épousé…pfff trop beau pour être réel.

 

Pas encore pour ce coup-ci mais c’était charmant quand même, 

Mais un beau jour c’est à moi qu’on dira des je t’aime, 

Mon ange gardien, oui tu es là je compte sur toi, 

 J’veux pas finir seule ma vie… ne me déçoit pas !!

  

Y a des jours où notre ange gardien,…on en profite pour boire un coup ! 

Y a des jours où notre ange gardien,…tous ensemble on fait les fous ! 

Y a des jours où notre ange gardien…on en profite pour prendre un verre ! 

Y a des jours où notre ange gardien, …on va finir par s’rouler par terre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24 novembre 2010

Chérissez vos visions, chérissez vos idéaux,

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Chérissez vos visions, chérissez vos idéaux, chérissez la musique qui s'agite dans votre cœur, la beauté en gisement dans votre esprit, le charme qui enveloppe vos pensées les plus pures. Car de tout cela il se créera le contexte adéquat, les conditions idéales. Si vous restez fidèle à tout cela, votre monde sera enfin... créé.

                                James Allen

5 juin 2011

Pourquoi mais pourquoi???

cléSur le pallier avant d’entrer chez nous à Champel, il y avait une jolie armoire bleue pastel fabriquée avec amour par mon papa, j’avais d’ailleurs, je crois, la réplique en miniature pour ma poupée Barbie…Cette armoire bien utile, servait entre autre à mettre nos chaussures… bref elle avait tout pour plaire !

Je détestais cette armoire !

Elle nous servait à cacher les clefs de l’appart. Pour bien se rendre compte de la toute la teneur dramatique de ce qui va suivre, il faut avoir à l’esprit que c’est moi qui rentrait la première le soir.

En partant de la maison, pas de problème : il suffisait de jeter les clefs sous l’armoire et de vérifier d’une rapide œillade qu’on ne les voyait pas dépasser.

Par contre au retour, c’était une tâche beaucoup moins aisée : dans le meilleur des cas, il suffisait de s’agenouiller, de  pencher la tête  jusqu’à frôler le beau lino rouge poussiéreux, de les chercher du regard et de les saisir victorieusement !

Ca, c’était les bons jours parce que les mauvais, il fallait s’étaler sur le sol de tout son long …beurk ! Parfois la recherche prenait du temps : « Elle est où cette &ù% !£*µ*& de clef ! » et ce n’est qu’au bout d’une interminable minute que je pouvais me relever  pour m’épousseter et enfin avoir l’immense et l’incommensurable privilège suprême de pouvoir…ouvrir la porte de chez moi !

Le pire dans l’histoire, c’est que la plupart du temps, c’est moi qui partais la dernière le matin…pourquoi mais pourquoi je ne les mettais pas ailleurs ? Juste derrière un pied avant de l’armoire, ou dedans, dans une chaussure… ? On ne vous apprend pas ça à l’école malheureusement.

Au-delà du fait de détester aller me coucher sur le sol pour chercher cette maudite clef sous cette terrible armoire, je détestais encore plus, le fait que cela signifiait que personne n’était  à la maison pour m’accueillir lorsque je rentrais de l’école et que le temps, qui sait si bien être élastique, allait me paraître bien long avant de pouvoir tenter de parler à des parents débordés.

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14 juin 2011

Du yin, du Yang et de la ficelle.

Ma grand-mère paternelle habitait un quartier hyper craignos : 2 barres d’immeubles de 4 étages de haut et de 4 apparts de large…ne vous  gaussez pas : l’intrigue se déroule en Ardèche dans une ville de 4000 habitants, il faut relativiser !

 Je n’habitais pas loin du tout et je venais souvent la voir : le mercredi notamment. Seule ou avec mes cousins on était sûrs de passer là un bon moment entre les jeux dehors, la  télé et les bons goûters. Il fallait juste faire abstraction de la mégère du 2ème qui criait haut et fort qu’on n’avait rien à faire là !

A l’époque j’étais sous l’emprise de la dualité complexe entre 2 puissances pourtant complémentaires ; une sorte de yin et de yang où j’essayais de trouver le bon équilibre hypercalorique : je veux vous parler du combat ancestral entre le marron foncé et le blanc cassé : entre le Nutella et le lait concentré sucré !

Impossible physiquement de manger les 2, sans risque immédiatement de voir se déboiter  toutes  ses dents une à une, il fallait donc chaque fois se résoudre à faire un véritable choix cornélien!

Parfois si on jouait en bas et qu’on n’avait pas envie de gravir les 4 étages, c’est le goûter qui venait à nous par la voie des airs.

Ma grand-mère mettait en effet, tout ce qu’il fallait dans un panier et accrochait ce dernier à une longue ficelle, longue comme 4 étages...car c’est bel et bien par le balcon, qu’allait descendre ce fameux colis.

On ne remontait pas toujours le panier...ah l'ingratitude enfantine!

 Il m'arrivait bien sûr aussi de lui rapporter moi -même et je prolongeais ainsi un peu plus ces instants bénis. Quand elle m'accompagnait jusqu'à sa porte d'entrée pour me regarder partir, je lui lançais alors quasi systématiquement un joyeux:" A demain ! A deux pieds!"

Inutile de vous le dire, ma grand-mère était un ange.   

yin yang

19 juillet 2011

Je me souviens -épisode 2-

petit prince

Je me souviens des joyeux retours en car, avec l’équipe de foot GLMP de mon père; je crois qu’ils n’avaient pas besoin d’avoir gagné pour boire un coup, faire les fous et chanter à tue-tête.

Je me souviens d’un seul numéro de plaque d’immatriculation, 179 LS 07, c’était l’Horizon bleue de mes parents.

Je me souviens que pendant les vacances chez mon arrière grand-mère paternelle, on était réveillé par les aboiements de chiens, car tout autour, il n’y avait rien de moins que le chenil des voisins.

Je me souviens que ma Tatie Nana m’a donné un jour quatre ou cinq  albums de Cabrel et qu’il est alors devenu un chaleureux compagnon de mes après- midi de solitude.

Je me souviens que je ne me suis jamais autant intéressée à Roland Garros qu’en juin 1991, rien ne pouvait alors justifier de rater un seul match, même pas les révisions du bac ;-)

Je me souviens du dialogue suivant pendant un slow, un soir de bal en 1988 : « Tu devrais pas me serrer autant, mes parents sont juste là. » ; « Ah oui ? Et ils diraient quoi si je t’embrassais ? »

Je me souviens que j’ai choisi la tapisserie de ma chambre d’ado parce que je voulais à tout prix le coussin à fleurs assorti.

Je me souviens d’avoir écrit à D. :« Je pense à toi plus que tu ne le penses. » et d’avoir gardé latin en seconde pour être dans sa classe…raté !

Je me souviens d’avoir collectionné une centaine de cartes postales représentant des tableaux célèbres et d’être toute fière de connaître par cœur leurs noms et celui des peintres.

Je me souviens qu’en primaire, il fallait souligner le sujet en jaune, le verbe en rouge et le complément en vert.

Je me souviens qu’en primaire j’échangeais mes cartes d’animaux Merveilles du Mondes avec E., même si je ne les avais pas en double, car ça faisait toujours une occasion de lui parler.

Je me souviens d’être arrivée en retard au concert de Mickael Jackson au stade de Toulouse, mais d’avoir eu beaucoup de chance en prenant par hasard une porte qui menait tout devant, près de la scène.

Je me souviens qu’en CM2, j’étais la première à entrer en scène pour la pièce de fin d’année et que je n’avais pas eu trop peur en voyant le rideau s’ouvrir… « Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la forêt vierge qui s’appelait Histoires vécues. Ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin”.

 Je me souviens qu’un soir mon père est revenu avec 2 albums de Renaud et qu’il était grand temps que  « Morgane de toi »  contribue à mon éveil musical au même titre que les œuvres de Hervé Vilard ou de Sheila.

Je me souviens que mon père avait plein de copeaux argentés dans les cheveux quand il rentrait le soir, du temps où il était tourneur sur métaux.

Je me souviens de m’être sentie très seule le jour de mes 20 ans.

Je me souviens que petite, j’adorais les jeux de société mais que je n’avais personne pour y jouer avec moi.

Je me souviens d’avoir vainement tournoyé de nombreuses fois, sans jamais arriver à me transformer en Wonder Woman.

Je me souviens qu’on arrêtait tous les jeux à l’heure de la Parade des dessins animés du mercredi.

Je me souviens que les parents de mon amie Sandrine avaient une usine de confection de pantalons et que les nombreux ateliers remplis de machines diverses et de montagnes de rouleaux de tissus de toutes sortes était un terrain de jeu plus que fabuleux.

Je me souviens qu’avec 2 copines on est entré par hasard dans un bar désert de l’Alpes D’huez, nous étions les seules filles… Peu après, une vingtaine de conscrits des chasseurs alpins a débarqué…

Je me souviens qu’un soir de profonde tristesse, une dame de SOS amitié, m’a parlé de passion et de Phèdre et qu’elle m’a aidé à accepter ce que je ne pouvais changer.

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2 août 2011

Je me souviens-épisode 3-

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Je me souviens que pour d’obscures raisons bassement financières, ma mère ne voulait jamais acheter la lessive Bonux, celle avec le cadeau dedans.

Je me souviens que je n’étais jamais invitée aux booms.

Je me souviens d’un été en Espagne, où j’ai découvert avec consternation, qu’il était désormais interdit aux mineurs de jouer aux machines à sous.

Je me souviens des longs moments passés à manger des cerises perchées sur un arbre à la Vigne.

Je me souviens que lorsque je travaillais au centre aéré, j’ai eu l’occasion de monter sur la grande échelle des pompiers et que j’ai arrêté mon ascension assez vite, de peur de faire basculer le camion.

Je me souviens des interminables journées de juillet, et du début de mon dégoût, sans doute ad vitam æternam, du  Tour de France.

Je me souviens, que le soir pour m’endormir, je faisais l’école à mon poupon Gavroche.

Je me souviens que le véritable événement qui a  marqué le début des années 90, c’est lorsque mon père a rasé sa moustache.

Je me souviens d’avoir voulu tester, à Rieutord, ce qu'était la burle.

Je me souviens avoir traversé le pont devant le collège, en marchant sur le rebord, du coté du vide.

Je me souviens qu’en Espagne on ne pouvait boire que du Fanta et que je n’aimais pas trop ça.

Je me souviens qu’on avait gagné un demi-cochon au loto de l’école et que même si on l’avait converti en argent, cela m’avait  valu le surnom de « la truie » pendant quelques mois.

Je me souviens d’une rumeur grandissante de la foule, au loin dans les rues de Grenoble un soir de 1993 : pour le commun des mortels cela signifiait : « Victoire de l’OM sur le Milan AC » mais pour mes 2 copines et moi : «Allons y vite, il va y avoir des mecs entreprenants à profusion ».

Je me souviens d’avoir bu du porto à Porto.

Je me souviens d’avoir était scotchée devant « La naissance de Vénus » à Florence.

Je me souviens du thé, du chocolat Lindt et du réconfort de mes copines, après ma deuxième fausse couche en août 2008.

Je me souviens que ma mère m’avait emmené dans un de ces magasins que j’adore, pour m’acheter tout le matériel nécessaire à la peinture à l’huile.

Je me souviens des soirs où la soupe de légumes n’était pas mixée et qu’il fallait courageusement lutter contre les terrifiants morceaux de poireaux aux fils étrangleurs.

Je me souviens d’avoir pensé « En l’an 2000, j’aurais 28 ans ! Waouh comme je serai vieille ! »

Je me souviens d’avoir donné toutes mes Barbies à une voisine en guise de rite de passage à l’adolescence…d’avoir amèrement regretté ce geste quelques années après et de le regretter encore plus aujourd’hui.

Je me souviens des samedis soirs chez des amis de mes parents, qui commençaient par le Collaro Show et se poursuivais par un film catastrophe un tantinet traumatisant.

Je me souviens de ne rien comprendre au langage des hommes politiques et de trouver ça très drôle.

 Je me souviens d’aller chez le marchand de journaux pour acheter « OK », « Podium » ou encore « Jeune et jolie ».

Je me souviens que pour mes parents, le walkman a représenté un temps, le summum de la dépravation et qu’il était donc impossible de m’en acheter un.

Je me souviens que la veille des épreuves du bac, vers 2 heures du matin, avec ma copine d'infortune, on posait notre livre de biologie sur notre tête, en espérant créer ainsi un courant osmotique magique en direction de nos neurones.

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16 août 2017

Double défi lecture de juillet: Un roman et son adaptation à l'écran.

Après avoir lu les romans, j’ai volontairement attendu quelques jours pour voir les films car je voulais laisser le temps au temps, comme dirait les poètes Félix et Didier…Je voulais que mon cerveau lent se fabrique des images tout seul comme un grand, mais maintenant, vu mon délai de latence et ma mémoire de poisson rouge, tout est confus ; je mélange allégrement les romans et leurs adaptations.

Je vais donc être assez succincte dans mes propos car je suis un peu embrouillée…. Je  ne vais pas avoir une bonne note tant pis ;-)

 

défi juillet

La colo de Kneller (2001) est un roman d’Etgar Keret qui est né à Tel Aviv en 1967. Il est aussi auteur de bandes dessinées et réalisateur. Le roman ne faisant que 88 pages, il se lit d’une traite : moi ce fût au bord d’une rivière en Ardèche mais ce n’est qu’une suggestion de présentation.

Le film Petits suicides entre amis (Wristcutters: A Love Story) date lui de 2010, réalisé par Goran Dukic que je ne connais ni d’Eve ni des dents.

Il existe également une adaptation en bande dessinée intitulée Pizzeria Kamikaze, mais je n’ai pas poussé le perfectionnisme jusque là !

L’histoire se passe dans un monde où se retrouvent tous ceux qui ont mis fin à leurs jours ; ça ne ressemble pas au paradis mais à notre monde en plus glauque. Le héros Hayim est à la recherche d’une fille Erga dont il était amoureux de son vivant.

Bon, comme d’habitude je me dis que j’ai lu trop vite et que j’ai pas tout compris et maintenant que j’ai les images du film en tête, bah c’est foutu… J’ai aimé ce livre notamment car il y a un mélange de gravité et de légèreté ; d’humour et de mélancolie comme le dis si bien la 4éme de couverture.

Le film reflète bien ces paradoxes et le moins que l’ont puisse dire c’est que ça ne ressemble à rien de connu, du moins par moi. L’adaptation se distingue du roman par des petits détails en plus et d’autres en moins, mais surtout par une fin différente.

Je vous conseille les 2 et je serais très curieuse d’avoir vos avis car les 2 ont un style un peu déroutant pour moi d’où ma difficulté à en parler.

                                                                     ***

J’avais lu ou commencé à lire « L’écume des jours » au lycée mais pas vraiment de souvenir. Il y a des concepts, des choses, des artistes qu’on ne rencontre pas au bon âge et ce fût le cas je pense…Là par contre c’était le bon moment ; j’ai pris tout de suite du plaisir à relire ce roman plein de poésie douce et cruelle qui a pour bande son une musique que je connais si peu. Je me souviens même d’avoir plusieurs fois écarquillé les yeux en souriant. J’avais envie très souvent de poser le livre et de peindre les images que je voyais au fil des pages…Mais  2 problèmes : je ne sais pas peindre ce genre de choses et il aurait fallu plusieurs centaines de tableaux : au moins un par scène !

Le film de Michel Gondry date de 2013 avec Romain Duris et Audrey Tautou. Ces 2 acteurs ont souvent joué ce type de personnage un peu fantasque et lunaire et donc selon moi ce choix est trop « évident » et du coup un peu « facile ». Par contre, agréablement surprise par le choix des acteurs pour les rôles secondaires ; j’ai été étonnée de les trouver au casting et j’ai apprécié leur jeu, avec mention spéciale pour Gad Elmaleh.

De Michel Gondry, je ne connaissais que « Eternal sunshine of the spotless mind ». Les tableaux que j’aurais aimé savoir peindre en m’inspirant du roman ne ressemblent pas aux images du film ; moi, je voyais des images douces, flottantes, évanescentes, des couleurs pastel…Je n’en veux pas à Michel de n’avoir pas le même imaginaire que moi cependant! J’étais curieuse de voir comment il aller traiter les scènes avec les composantes irréelles. Le choix des effets spéciaux à l’ancienne fonctionne bien mais il y a par moment surdose à mon sens. J’aurais aimé plus de plan « réalistes » pour décupler la magie du reste…

 

J’ai pris plaisir à lire et à regarder tout cela même si , une fois de plus , j’en parle de bien piètre façon…

5 juin 2011

Ecrire des poèmes grâce à un radio réveil : mode d’emploi.

 

 

memoireBon alors je vous explique : si vous êtes une petite fille des années 80 qui a tout plein de choses à dire au monde et aime chercher  les mots pour exprimer ce qu’elle ressent (même et surtout si on ne le lui demande pas) voilà comment s’y prendre :

Les parents sont devant la télé et vous  ne savez que trop bien qu’il est hors de question de pouvoir espérer les rejoindre...Condamné à entendre juste des bribes de dialogue ou même pire, leurs éclats de rire ! Lorsque la cruauté parentale rejoint celle des programmateurs télé qui peuvent choisir  de diffuser un Louis de Funès un dimanche soir, ça fait très mal !

Avant de vous abandonner lâchement et pour être en paix avec leur conscience, ils ont  mis sur le tourne-disque, un 45 tours, où une gloire du petit écran raconte une histoire et où ça fait gling gling quand on doit tourner la page. Cependant vous avez déjà utilisé votre unique joker, à savoir le fameux «  Mamaaaan viens tourner le diiiiisque ! »

Bref, votre frère dort déjà dans le lit voisin, bien à l’abri du danger dans ses draps Musclor et  il est trop tard pour fuguer chez votre grand-mère. Il est temps de ruser et d’affronter votre cruel destin ! Le fameux radio réveil, celui qui ferait se damner n’importe quel  second- communiant, va entrer en jeu…

Comme il possède une  trop mignonne mini ampoule qui éclaire le coté radio lorsqu’il est en route ; il vous suffira de trouver une fréquence qui ne marche pas (facile en Ardèche) et vous aurez ainsi une petite loupiotte d’appoint pour le prix d’un très léger grésillement. Tadaaaaaaaaaaaaaaam !

Ne reste plus alors qu’à se cacher sous les draps et à sortir de sous le polochon, un journal intime digne de ce nom, avec en couverture une frêle et gracile jeune fille fragile au regard perdu et qui n’aurait pas laissé David Hamilton insensible.

Voilà, vous y êtes, il ne vous  ne reste plus qu’à écrire un poème qui s’appellerait  «  Liberté » ou «Papillons ».

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Les fameux poèmes ( en direct de 1986):

                                                 Papillons.

De vos ailes enchanteresses,

S’élèvent un chant d’allégresse.

De fleurs en fleurs vous voletez,

Sans jamais prendre une minute pour respirer.

 Toujours en mouvement, toujours à chaparder,

On ne peut décidément jamais vous attraper.

Vous êtes plus beaux dans la nature, votre domaine,

Que derrière une vitre sous quatre clous.

Vous êtes les seuls êtres sur Terre,

A pouvoir représenter tout l’univers.

Vous n’avez absolument rien à envier aux autres,

Vous qui portez sur votre dos, toutes les beautés du monde.

J’aimerais être toute petite,

Pour pouvoir voyager sur vos ailes,

Afin de rêver un peu, loin des bruits de la ville…

Sans songer aux guerres incessantes,

Que prennent plaisir à faire certains hommes.

Là je ne serai plus moi, mais du vent,

Je n’aurai plus sur Terre ma consistance habituelle.

Vous êtes les dernières merveilles,

Qui peuvent encore apprendre aux hommes,

Ce que c’est que le bonheur.

Restez encore longtemps sur Terre, créatures de lumière,

Même si votre tâche est de plus en plus dure,

Pour que peut-être un jour,

Nous revoyions fleurir les bourgeons de l’amour.

                                                                                                  05 /01/1986

 

 

Liberté.

Pourquoi les hommes font-ils la guerre ?

Nous ne pouvons aller dans leurs esprits...

Et si nous pensons que naguère,

C’était pour agrandir leur pays,

Pourquoi est-ce aujourd’hui,

Alors que nous avons tous un coin de Paradis ?

Peut- être pour servir l’orgueil d’un général en folie ?

Ou bien pour montrer au peuple qu’il faut être obéissant, pauvre et rabougri ?

Autant de questions qui restent sans réponses.

A lui seul, un homme peut déclencher la guerre,

Et à lui seul, il peut faire souffrir des millions de gens.

Mais que faire contre cela ?

Quel est le remède miracle pour changer les esprits ?

J’espère en tout cas, qu’on le découvrira un jour.

En attendant unissons nos efforts,

Pour que la paix règne dans le monde entier.

Mais ces quelques vers ne suffisent pas,

Pour expliquer toute l’horreur de la guerre.

Le mieux c’est de ne plus y penser,

D’essayer d’oublier qu’à l’autre bout du monde,

On se bat depuis déjà longtemps,

Tellement longtemps qu’on en a même oublié les causes.

Mais on continue quand même à se battre,

Sous la dictature d’un chef,

Qui sans regarder la dépense, est avide de gloire et de puissance,

Sans même savoir ce que ces mots veulent dire…

                                                                                    06/01/1986

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2 juin 2011

Bienveillante attention envers mes enfants.

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Bienveillante attention envers mes enfants.

Interroger le passée pour comprendre et soigner le présent.

Oh temps suspend ton vol !

Grandir et faire grandir.

Rechercher lorsque j’ai vraiment  existé.

Apprécier le bonheur présent.

Puiser de l’énergie au fond de moi.

Histoire des uns, histoire des autres.

Inscrire mon histoire dans celle du monde.

Envie de rechercher l’essentiel.

 

Creuse au-dedans de toi. Au-dedans de toi est la source du bien et une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours. (Marc Aurèle)

17 janvier 2015

Jamais, jamais, jamais! (nouvelle sur le thème du voyage)

 

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Jamais, jamais, jamais !

5 septembre 2016 :

Et ce n’est qu’un début! J’ai osé, j’ai risqué, j’ai fait… Désormais mes idées n’ont plus peur de prendre vie. Partir pour mieux en revenir à moi. Depuis le temps que cette idée tournait et me retournait la tête. Je ne me croyais pas capable de la soulever cette montagne, j’ai employé les grands moyens vive le dynamite !

2 septembre 2016 :

Au boulot, depuis la rentrée on m’appelle Mona Lisa. Ce n’est pas de ma faute si depuis mon retour d’Ecosse, j’ai un sourire énigmatique qui ne me quitte plus. J’ai même l’option « yeux légèrement trop écarquillés » et je m’en moque. Mes zygomatiques et une bonne trentaine d’autres muscles faciaux sont encore un peu là-bas. Comment leur en vouloir ?

14 août 2016 :

Oh my God ! Je n’en peux plus, c’est épuisant d’être enfin folle.

J’ai eu envie de courir toute nue dans la lande, de me rouler par terre, de ramasser dans mes poches tous les petits cailloux, chacun ayant une couleur unique, il me les fallait tous ! Cette brume insaisissable m’envoutait, que voulez-vous !  J’étais sa proie toute consentante.

Il a fallu aussi me retenir de brouter la bruyère en fleurs ! Je crois que les gens autour de moi se posaient des questions sur ma santé mentale. J’ai respiré à plein poumon jusqu’à l’enivrement,  afin  que les molécules d’oxygène s’impriment dans chacune de mes cellules pour y rester à tout jamais. Je veux que ce pays s’inscrive en moi. Je lutte de toutes mes forces pour créer des images rémanentes qui survivront à mon retour. Je défie l’éphémère car cette lande est avant tout le décor de l’une de mes victoires.

Demain j’y retourne !

12 aout 2016 :

Je vole pour la première fois de ma vie, mes ailes se sont enfin déployées. Comptez une trentaine d’année en mode grosse chenille gluante et encore quelques-unes en chrysalid’ style et admettez qu’il était temps. Je roulais à  sens unique, dépassement de soi interdit. Mon code de la route me l’interdisais …Je viens de changer la loi.

 

 11 août 2016 :

Maman j’ai peur ! J’ai re-re-re-vérifié la présence des billets dans mon sac à main. Je m’apprête à passer une deuxième nuit à l’hôtel proche de l’aéroport…J’avais peur d’être en retard. Je viens de programmer mes 3 réveils et j’ai appelé ma mère chargée de me téléphoner demain pour me réveiller.  La saveur des premières fois prends de plus en plus le goût de cette trouille au ventre si caractéristique, que l’on redoute autant qu’elle nous excite.( tiens, j’ai failli écrire «  existe »…)

11 janvier 2016 :

J’ai fait un truc de ouf ! Ca c’est du mail de confirmation de chez mail de confirmation ! Musique d’ambiance et petit whisky pour fêter ça. Je vais sortir de ma carapace, briser enfin ce carcan et c’est tant mieux car toute cette corne m’use !

 

1 janvier 2015 :

 Allez une bonne résolution ! La bonne blague…je suis morte de rire. Enfin, pas tant que ça. Le besoin devient de plus en plus impérieux, j’ai envie de  faire preuve d’un égoïsme  constructif, de vivre enfin pour moi. Pas d’autre choix que de mettre enfin en scène ce qui m’anime. Cette vie n’est pas une répétition générale, c’est la seule et unique représentation.

24 décembre 2014 :

 Père Noel ? Non rien… Désolé pour le dérangement. Je sais bien ce qu’il en est !

25 octobre 2014:

L’automne est un pays qui ressemble à l’Ecosse.

 C’est pénible d’avoir été la dame de  compagnie d’une riche Lady en 1850.J’ai envie d’y retourner depuis, c’est ancré en moi, c’est figé dans mon ADN et cela me poursuis quoi que je fasse. La chaleur du feu qui crépitait dans ce vieux manoir,  moi qui faisait corps avec un fauteuil sans âge rouge grenat, les chevauchées parmi les reflets violets, enivrée par le vent dans ma chevelure fauve, fascinée et terrifiée par la brume envoûtante…. Ces images sont tout de même un peu ternies par l’eau grise du passé trépassé. C’est quand même fugace les  réminiscences d’une pseudo vie antérieure… Dommage !

Ou un voyage à bord de l’Orient Express sinon… Histoire d’aller à Vienne plonger mon âme dans les tableaux de mon peintre préféré.

Ou les cocotiers, ça me parait pas mal ça ! Ecrire avec de l’encre « bleu des mers du sud », ça a son charme mais se baigner dedans, ça ne doit pas être mal non plus!

30 septembre 2014 :

Tiens, mes mains et mon ordi se sont ligués contre moi pour faire des trucs bizarres. Je voyage sur la toile en cherchant je ne sais quoi. Il faut dire que provoquer le hasard est l’un de mes sports favoris. Je suis assez douée pour créer d’heureuses circonstances. A moins que mon inconscient, fatigué de mon immense capacité à procrastiner, ne prenne les commandes dans ces moments là. Je veux bien être assujettie de la sorte car malgré tout j’en ai des choses à dire et à faire ! Que c’est frustrant d’être moi !

14 septembre 2014 :

J’ai toujours eu peur de voyager.  Franchir mon cap de désespérance s’avère une tâche ardue. Je m’en veux de ne pas lutter, d’avoir peur de mourir au combat car je sais au fond de moi, que j’ai tout à y gagner... J’ai faim de tout ce que l’on peut vivre, mais mes désirs sont encore trop impalpables, j’y vois flou. J’ai une montagne à soulever. Derrière elle, mes rêves oubliés, les rêves que je ne sais plus écouter. Toutes mes belles velléités ne l’érodent même pas. Elle reste inchangée devant moi, en moi.

Partez sans moi, je dois lustrer les boulets que j’ai mis à mes pieds.

10 septembre 2014 :

Jamais je n’oserai, jamais, vous m’entendez ! Je peux vous trouver toutes les excuses du monde si vous voulez : pas le temps, pas l’argent, pas les compétences requises… pas le courage surtout. Ou alors, en voyage organisé avec les papys et les mamys du coin ? J’adore les petits vieux moi ! Une petite croisière sur le Rhin, all inclusive, option open bar et chanteur en bois.

 

Le courage d’être moi me manque. Quand on part loin de chez soi, même avec 20 kilos de bagages, on part toujours tout nu avec d’autres possibilité que d’être soi, sans le confort ronronnant, sans les habitudes qui nous tiennent chaud autant qu’elles nous étouffent. Laissez-moi rêver à travers les autres que diable ! C’est déjà pas mal non ? Je vous certifie que les effluves prometteuses d’un roman retraçant les périples de son auteur, me revigorent à elles seule…

Mes peurs me clouent au sol, alors pour m’évader, je me glisse dans la peau des autres, je les laisse faire et puis je les regarde rayonner, espérant être touchée par leur grâce. Leur passion est mon soleil.

En attendant, je  vais remettre du pain sur mon balcon pour attirer les moineaux et les pigeons.

5 juin 2014 :

Je stagne encore et toujours. Toute pétrie d’une immense et pesante inertie, les 2 pieds englués dans une boue tenace, clouée au sol sous une emprise oppressante. Je me contente bien souvent de vivre à travers les autres. Ce qui me plait surtout, c’est de me nourrir de leurs récits d’aventures, de voyages au bout du monde, au bout d’eux- même. Leur lumière m’éblouit mais j’aimerais aussi qu’elle me réchauffe jusqu’au cœur. Jamais je ne pourrai...

 

                          Flou Flounette .

 

5 janvier 2013

Episode 7.

 Je crois que je suis une maman un peu espiègle…

Le soir, juste avant l’heure d’aller au dodo, je passe un  moment avec mon petit Quentin. Bien au chaud dans son lit douillet, il me raconte ce qu’il a fait à l’école, chez la nounou…

Puis, à mon tour, je lui raconte comment s’est passée ma journée. Lorsque j’ai fini,  bien souvent il me répond qu’il n’a pas encore sommeil, alors je lui raconte aussi ma « fausse journée ». Je ne sais pas si il me croit vraiment où si il fait semblant, mais en tout cas, je  peux vous affirmer, que cela fait naître des rêves dans ses yeux et des  sourires sur son visage…

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- Maman, maman, j’ai une super idée! On pourrait peut-être faire un gâteau, non ? Ca creuse l’école, tu sais !

- Malheureusement, je n’ai plus d’œuf mon petit Quentin. La voisine m’en a donné 6 hier, mais j’en ai déjà pris 2 pour faire une omelette à midi et 3 pour le flan à la vanille…Tu vois bien qu’il ne m’en reste plus aucun.

- Maman, je crois que tu dois apprendre à compter! Cherche bien, il doit t’en rester un.

- Le sixième a un petit peu « disparu », il était un peu spécial, il faut dire.

- Il avait quoi de spécial cet œuf ?

- En fait, il était un peu plus gros que les autres et n’avait pas tout à fait la même couleur, ni le même aspect. Je l’avais laissé dans sa boite, sur le plan de travail de la cuisine, pendant que je faisais le ménage, mais quand je suis revenue, j’ai juste retrouvé des débris de coquille, sans rien à l’intérieur…

- Oh maman ! Il y avait peut-être un petit poussin dedans!

- Attends, écoute la suite et tu vas voir….Un peu plus tard, j’ai entendu du bruit dans ta chambre, comme si quelqu’un farfouillait.

J’ai tout inspecté scrupuleusement: rien dans la caisse des petites voitures, rien dans le tiroir des peluches, rien sur le meuble des livres.

Tout d’un coup, un bruit venant de l’étagère où tu ranges tes dinosaures, m’a fait sursauter! Mon cœur s’est emballé, mais, rassemblant tout mon courage, je me suis avancée vers ces charmants petits monstres en tous genres. Je les ai regardés droit dans les yeux, l’un après l’autre: le diplodocus avec son long cou, le tyrannosaure avec ses grandes dents, le tricératops avec ses longues cornes… Et là brusquement, le « Je sais pas trop quoi avec un petit bout de coquille sur la tête », a pris la fuite en renversant tout sur son passage!

Je n’ai pas pu m’empêcher de pousser un petit cri et je suis partie me réfugier dans la cuisine, en prenant bien soin de fermer correctement la porte de ta chambre.

- Maman, je n’y croîs pas! Il y avait un bébé dinosaure dans l’œuf  des poules de la voisine ? Dis-moi que tu l’as gardé maman ! Où est-t-il ? Je vais luis donner à manger…C’est un herbivore ou un carnivore ?

- Non Quentin, je ne l’ai plus, on ne peut pas garder un tel animal à la maison, tu sais! Quand j’ai repris mes esprits,  je suis retournée dans ta  chambre avec une boite à chaussures dans laquelle j’avais mis un petit morceau de chocolat, car tout le monde aime le chocolat. Je l’ai posé au milieu de la pièce et je me suis faite toute petite. Quelques minutes plus tard, « Je sais pas trop quoi avec un petit bout de coquille sur la tête », a montré le bout de son museau  et comme prévu, il a grimpé dans la boite…J’ai aussitôt mis le couvercle, dans lequel j’avais pris soin de percer des petits trous et j’ai fait 36 fois le tour de la boite avec mon rouleau de scotch, il faut que j’en rachète d’ailleurs…

- Dis- moi au moins que tu l’as pris en photo maman !

- Et non petit Quentin, je pensais que le vétérinaire le ferait.

- Le vétérinaire ?

- Oui, juste avant de venir te récupérer à l’école, j’ai fait 2 ou 3 courses, puis j’ai emmené notre ami chez le vétérinaire, car lui seul pouvait bien s’occuper de lui, tu comprends…

- Maman, j’ai lu tant de livres sur les dinosaures, vu tant de films, que j’aurai pu m’en occuper moi aussi tu sais.

- De toute façon, il y a eu un petit problème. Lorsque j’ai voulu prendre la boite de chaussures pleines de trous et toute enrobée de scotch, je me suis aperçue que le fond avait été grignoté par de toutes petites dents bien pointues…J’ai cherché partout, mais pas de trace de « Je sais pas trop quoi avec un petit bout de coquille sur la tête ».

- J’espère qu’il ne lui ait rien arrivé…

- Je ne peux pas te dire mon petit Quentin. Allez viens, on va faire tes devoirs maintenant, puis on prendra un bon bain plein de mousse, puis…

                                  GROOOOOAAAAA !!!!

- Mamam, maman qu’est-ce que c’est?

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22 octobre 2012

Anniversaires Billy: petits mots d'où? bah d'ici...

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Henri IV disait : « Je veux qu'il n'y ait si pauvre paysan en mon royaume qu'il n'ait tous les dimanches sa poule au pot.  ». Par contre, moi je dis : «  Pas de pot, mon pauvre Billy, tu auras une cocotte pour ton anniversaire  dimanche ». Au début, je voulais t’offrir une étoile mais ça sentait l’arnaque astronomique…Après, j’ai pensé à donner ton nom à une espèce en voie de disparition, mais   2600 euros pour une orchidée et 5000 euros pour un gecko, ça m’a rendu tout de suite moins écolo.   J’espère que ma douce messagère n’a pas eu la chair de poule en te remettant cette  facétieuse gallinacée, née de je ne sais quel méandre de mon cerveau perturbé. ...
  (Une fois de plus, j’ai pondu un texte au style ampoulé, mais que veux-tu, je ne dois pas avoir la lumière à tous les étages) Joyeux anniversaire Billy et merci d’avoir l’élégance de vieillir de concert avec moi, afin de ne pas me laisser seule en quarantaine!

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Merci à Laë pour l'avoir réalisé suivant mes instructions et pour l'avoir apporté au principal intéressé le jour J...

 

 

 

 

 

 

Livre : combien y a-t-il de sièges pour les immortels à l’académie française (et pas dans Highlander) ?

Lunette : Quel est  le nom qui a été donné par les marins (avec ou sans lunettes)  aux latitudes situées entre les 40e et 50e parallèles dans l'hémisphère Sud ?

Sachet de thé : cite 40 marques de thé ou fait un bisou à la personne qui t’as donné ce cadeau.

Guitare : quel nom de groupe de musique des années 80, fait référence à un formulaire britannique de demande des droits au chômage ?

Bouteille de vin : en quelle année (excellent millésime en matière de  fans) est née Florence H ?

Main symbole punk : quel acronyme désigne le principal indice boursier de la place de Paris ?

Dés face 4 et 3 : combien font  fait 7x8-16 ?

Un seau (comme à la plage) : A près 40 ans, feras-tu encore des magnifiques sauts sur scène ?

 

 

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41 ans...

Pour ton anniversaire, j’ai fait faire ton thème Astra ( c’est comme un thème astral mais à base de margarine). Ca m’a couté cher mais cela va t’aider à envisager sereinement ta 42 ieme année :
Jupiter va croiser la trajectoire de la Lune, et la contournera légèrement par la droite en faisant un petit détour par le haut pour revenir en survolant plutôt Pluton, ce qui signifie que tu vas passer un bon dimanche.
Cette année sera faste mais pas furieuse car la Grande Ourse se la joue bisounours. Les fans ne seront pas trop relous et tu sauras contenir les débordements d’au moins 50 nuances d’aigries grâce à l’influence de Mercurey dans ta maison XX .
Voilà, je ne te fais pas l’addiction, c’est gratuit ! Comme je l’ai dit l’autre jour, je fais partie des fans qui te prêtent beaucoup de qualités et à ce propos j’aimerais que tu m’en rendes quelques unes de temps en temps, car j’en ai pas des masses.

10 juillet 2012

Tu m'autorises à le mettre là Lulu?

Flytastic

 

La fée des Heureux Hasards est une petite fée très intelligente et très futée. Elle a de jolies lunettes, qui tiennent à peine sur son petit bout de nez. Le plus souvent, elle arbore un ravissant chignon, fixé par un stylo coincé dans ses longs cheveux cuivrés. Vous la reconnaîtriez facilement si vous la croisiez, mais elle n’aurait sûrement pas le temps de discuter avec vous.  Elle a fait de longues études pour décrocher ce job : c’est tout de même un niveau bac + 200 à l’académie elfique! Et oui, c’est le temps qu’il faut, pour apprendre la théorie des longueurs d’ondes, le fonctionnement des distorsions spatio-temporelles ou encore la résolution des équations à mille et un inconnus.

Le plus clair de son temps, elle le passe à échafauder des plans, à tisser des fils invisibles, à enlever des bâtons devant des roues…Son bureau est rempli d’une myriade de dossiers multicolores rangés avec soin sur des immenses étagères. Tout cela, pour que des êtres faits pour se rencontrer, se découvrent enfin…Et moi, comme je sais où chercher, j’ai trouvé un extrait de son journal de bord du 6 juin 2011 :

« Enfin ! Le projet 14010936 est sur le point d’aboutir, normalement c’est pour ce soir: le concours pour chanter à l’Olympia avec les Fatals Picards, Fatalelulu, DTC ( ?), Le Parisien.fr…Le décor est planté, à la mode de chez moi.

 Pour Elle, je n’ai aucun doute, dès qu’Elle aura lu deux ou trois phases de Lui, Elle mordra à l’hameçon, c’est ce qu’on appelle communément « la pêche à la ligne ». Elle aura alors, en son for intérieur, ce petit déclic, qu’Elle sait tout de même reconnaître de temps en temps.  Lui, aura un comportement plus mesuré et il saura faire en sorte que tout prenne sa place petit à petit, contrairement à Elle qui essaye régulièrement de faire tirer des bœufs par une charrue.

Pour de la connexion, va y avoir de la connexion ! Du haut débit de paroles!

 Mon boulot d’étincelle est fini, à eux d’attiser le feu et d’aller dans le bon sens, le sixième par exemple…Ahahah je me fais rire toute seule! ».

 

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( photo signé "Mon Frère" )

10 octobre 2012

retrouvé dans mes archives ;-)

-Allez Florence, allongez- vous et racontez moi tout…

- Et bien tout à commencé il y a un an jour pour jour…

 Le 9 septembre 2010 à 21h 54, j’ai débarqué sur une jolie page aux paysages inconnus. Avec ma propension naturelle à l’égocentrisme, version timide paranoïaque, j’ai posté un mot sur le mur de Laurent. Fan des Fatals depuis mon coup de foudre Taratatesque en 2007, je n’avais pas spécialement remarqué le guitariste du groupe. Et oui, aussi étrange que ça puisse paraître, j’ai eu une vie avant Billy.

Trois minutes plus tard il répondait…c’est là qu’il a commis sa première Fatale erreur, il a entrouvert sa porte et moi j’ai envahi les lieux avec mes gros sabots ! «  Euh...je les pose où mes valises ? On mange à quelle heure ? Tu peux repeindre ma chambre ? C’est quand  qu’on arrive ?... »

Le pauvre…s’il avait su ;-)

Puis, tout c’est enchainé, j’avais levé le voile sur un trésor mystérieux, dont je ne cesse de découvrir, encore aujourd’hui, de précieux joyaux, guidé par mon instinct et d’heureux hasards.

En effet, grâce à cette « rencontre », j’ai retrouvé le goût d’écrire, j’ai fait de belles connaissances,  je me fais  des shoots d’endorphines à chaque concert…et je crois même que je suis devenue un peu meilleure.

Et moi, depuis, je réinvente l’effet papillon : «  Une main qui se pose sur une guitare peut-elle déclencher une tornade dans ma vie ? »

Vous connaissez ma réponse…

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7 septembre 2012

Il y a quelques mois, une certaine Karine me

Il y a quelques mois, une certaine Karine me faisait la très jolie surprise de mettre sa voix et ses notes sur des paroles que j'avais écrites...La veille de la rentrée, j'ai eu une autre surprise tout aussi agréable: 6 planches de BD que Kokra a fait à partir d'un scénario que je lui avais envoyé et qui seront dans le prochain mag'wai. Le résultat est super, elle a su en faire une jolie histoire superbement illustrée: j'adore!

Dans les 2 cas je suis heureuse d'avoir osé montrer ce que j'avais fait en surpassant mon manque de confiance légendaire et la peur qu'on me dise " non".

J'adore ce genre de petites victoire...merci les filles :-)DSCF0718 - Copie

 

                                   J'avais planté une graine, je l'ai abandonnée à ses mains expertes, elle en a fait une magnifique fleur.

                                   Je la remercie pour ce joli cadeau presque tombé du ciel.

 

Pour voir le résultat...il faut se procurer le mag' wai n°6:

http://frkawai.canalblog.com/archives/le_mag_/index.html

et voilà un extrait pour vous donner envie...

kokra

love kokra

 

 

 

 

 

Voilà le scénario de départ, Kokra a revu complétement les illustrations pour mieux coller au thème du mag'...A savoir " Fin du monde et kit de survie".

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Je veut rajouter qu'au départ tout vient de ma chanson "Renaître" qui est née après une discussion avec une amie qui a vu une similitude entre un drâme qu'elle a vécu et une rupture amoureuse brutale de mon côté.

28 août 2011

et si je me présentais...

Un beau jour, ou peut-être une nuit, dans un futur pas trop éloigné j’espère, quelque part sur notre belle planète, encore bleue j’espère…

-Florence, bonsoir.

-Bonsoir Claire Chazal.

-Nous vous remercions sincèrement d'avoir accepté de venir sur le plateau du 20h de TF1, malgré votre emploi du temps surchargé.

-Mais tout le plaisir est pour moi…

-Après avoir remporté un succès immense avec vos BD et vos contes pour enfants, vous publiez aujourd’hui votre premier roman. Pensez-vous, que lui aussi, dépassera la barre des 100 millions d’exemplaires vendus?

-Et bien, je l'ignore...c'est toujours un défi à relever à chaque fois, mais j'espère que mon public me sera fidèle une fois de plus.

-J’aimerais, si vous le voulez bien, revenir au début de votre fabuleuse carrière…pouvez-vous nous raconter comment tout à commencer?

-Et bien, pour tout vous dire, j’avais depuis toujours, une furieuse envie de m’exprimer et de communiquer avec les autres par l’intermédiaire de l’écrit, du dessin, de la radio…alors même, que dans la vie de tous les jours, j’avais plutôt du mal à me sentir à ma place parmi mes semblables.

Et puis, mes rêves d’enfants se sont dissous dans le quotidien, le boulot…jusqu’en 2010, une année charnière, synonyme d’un magnifique réveil, digne de l’ami Ricoré!

-Nous sommes pendus à vos lèvres…

-J’avais 38 ans, 2 enfants de 2 et 5 ans, un chéri d’amour et j’étais prof de SVT en collège ; j’adorais enseigner les sciences, même si j’ai une forte sensibilité pour les arts (une des singularités de ma personne : je suis gémeau, ascendant touche à tout !). Et puis, une étincelle à mis le feu, à quelque chose enfoui au fond de moi: j’ai lu les écrits d’un certain Laurent Billy Honel… que l’on ne présente plus, tout le monde le connais !

-Oui bien sûr, il va enflammer le stade de France une nouvelle fois, ce week-end.

-Je me suis dit : voilà un style que j’aimerais avoir ! Ce mélange de bienveillance, d’humour et de culture m’a tout de suite « parlé ». Je me suis sentie sur la même longueur d’onde que lui et j’ai eu envie, de créer moi aussi des textes me faire du bien à l’âme mais aussi pour faire naître des émotions et des sourires chez les autres. Je me suis inscrite dans un club d’écriture, et croyez-moi ce n’est pas chose facile à trouver en Ardèche ! J’ai eu ensuite envie d’illustrer mes histoires et je me suis renseigné sur les techniques pour faire de la BD…

-J’imagine que de nombreuses rencontres ont jalonnées votre parcours ?

-Oh oui, j’ai eu beaucoup de chance ! Très tôt, certains ont cru en moi et m’ont encouragé, chacun à leur façon. Pour ne parler que de l’un d’entre eux, je tiens à remercier une fois de plus un certain Lulu, l’un de mes tout premier lecteur ; on s’était rencontré à un meeting de Christine Boutin et il écrivait un peu lui aussi…aujourd’hui il a totalement changé de voie, il est organisateur de soirée : barbecue, macramé, plancha, raclette, karaoké, belote…

-Florence, je vous remercie, je sais que vous devez prendre un avion pour les Etats-Unis dans 5 minutes, je ne vous retiens donc pas plus.

-Oui, Steven veut adapter une de mes histoires…ça ne se refuse pas ! Merci à vous ; je fais des milliers de bisous à tous mes fans!

Je voudrais juste préciser, si j’ai le temps, chère Claire, que mes 2 thèses viennent également d’être rééditées en version Mac de luxe. Il s’agit de :«Les Multiples bienfaits de l’humour raz-les-pâquerettes où comment la biologie des Astéracées à fleurs ligulées peut enrichir et égayer notre quotidien » et de « Humour de bas étage et sociologie, aspect architecturaux et comportementaux mentaux »

-Merci Florence, plus que 2 minutes avant de prendre votre avion, il est temps de vous souhaiter un bon voyage.

-Merci Claire…et promis, hors antenne je vous file l’adresse de mon coiffeur ;-)

lune_mer_out

 

7 juillet 2011

La fausse journée- épisode 1-Une merveilleuse rencontre-

Il est une fois, un petit garçon très gentil, qui s’appelle Quentin. Le soir, avant d’aller au lit, il aime bien faire un gros câlin à sa maman : ils se racontent alors leur journée : ce qu’ils ont fait, ce qui ils ont vu, ce qu’ils ont appris…mais comme sa maman adore aussi  raconter des choses, pour faire rêver ou rire aux éclats son petit Quentin, après lui avoir raconté sa vraie journée, elle lui raconte aussi la fausse ;-)

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Et bien aujourd’hui, je n’ai pas trop bougé tu sais… je me suis couché très tard, alors ce matin, j’ai beaucoup dormi ! Mais toi tu as dormi encore plus longtemps ma petite marmotte…

J’ai commencé par boire, un bon thé bien chaud, pour me réveiller et j’ai ensuite respiré l’air frais par la fenêtre; dehors il n’y avait pas grand monde : tout le village semblait endormi.

J’ai vu alors un petit truc qui brillait dans l’herbe, près de l’une des roues de ma voiture. Je suis plutôt curieuse de nature mais  vu le froid qu’il faisait, je n’avais pas vraiment envie de sortir…

Je me suis dis tant pis, j’irais voir plus tard…

-          Mais maman tu aurais dû aller voir, je veux savoir ce que c’était moi !

-          En fait, j’ai fini par y aller, parce que j’ai vu à un moment que ça se déplaçait. Je suis même sortie en pyjama ! j’espère que les voisins ne m’ont pas vu !

-          Et c’était quoi alors maman ?

-          Et bien attend je t’explique…tu vas vraiment être étonné ! J’ai dû m’approcher très très près pour comprendre ce que c’était ; il s’agissait en fait d’une toute petite  baguette magique ! Elle était plus petite que mon petit doigt tu te rends compte !

-          Mais c’était un jouet ou une vraie maman ?

-          Sur le coup, j’ai cru que c’était un jouet, mais  ça brillait vraiment beaucoup ; je n’ai jamais vu un jouet briller autant et puis quand je la touchais il y avait comme une poussière dorée qui s’en échappait.

-          Elle est où maman ? je peux la voir ! je peux la voir !

-          Et non Quentin je ne l’ai plus...je l’ai rendu à sa propriétaire !

-          Sa propriétaire ? Mais qui c’est maman ?

-          Patience mon chéri,  je vais te le dire. J’ai voulu rentrer dans la maison, mais dès que j’ai passé le seuil de la porte, la petite baguette magique s’est comme éteinte : elle ne brillait plus du tout. En fait j’ai essayé plusieurs fois : quand j’étais dehors elle brillait de mille feux et quand je rentrais elle s’éteignait ! J’ai alors décidé de la laisser dehors, mais sur le rebord de la fenêtre de la cuisine pour continuer à la surveiller même de l’intérieur….je suis maline n’est-ce pas ?

-          Ah oui Maman...c’était une bonne idée !

-          Et puis, alors que je faisais un peu de vaisselle devant la fenêtre, j’ai vu quelque chose d’encore plus beau ! Au début, j’ai cru que c’était un papillon mais non ! Devine ce que c’était ?

-          Une fée maman ?

-          Et oui, une jolie petite fée : elle avait des cheveux blonds et bouclés et une robe violette avec des paillettes multicolores. Je ne l’ai pas vu longtemps mais je ne l’oublierai jamais, elle était si belle !

Elle a pris la baguette magique et m’a fait un signe de la main comme pour me dire merci.

-          Mais maman, ça n’existe pas les fées ! Enfin, je crois que ça n’existe pas…

-          Je te dis ce que j’ai vu...j’étais très étonnée moi aussi. Elle s’est envolée au loin, j’espère que je la reverrai un jour…

-          Oh moi aussi Maman, j’espère en voir une un jour !

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6 novembre 2011

La fausse journée- épisode 4-

 Je crois que je suis une maman un peu espiègle…

Le soir, juste avant l’heure d’aller au dodo, je passe un  moment avec mon petit Quentin. Bien au chaud dans son lit douillet, il me raconte ce qu’il a fait à l’école, chez la nounou…

Puis, à mon tour, je lui raconte comment s’est passée ma journée. Lorsque j’ai fini,  bien souvent il me répond qu’il n’a pas encore sommeil, alors je lui raconte aussi ma « fausse journée ». Je ne sais pas si il me croit vraiment où si il fait semblant, mais en tout cas, je  peux vous affirmer, que cela fait naître des rêves dans ses yeux et des  sourires sur son visage…


-Mon petit Quentin, tu ne devineras jamais ce qu’il m’est arrivé aujourd’hui…

 -Attends maman, je prends mon doudou, je m’installe bien et je t’écoute !

- Et bien, on peut dire que j’ai vu les choses en grand ! Je t’explique…

En fin de matinée je suis allée chercher le courrier comme tous les jours. Il y avait plusieurs lettres de toutes tailles, mais l’une d’entre elles a tout de suite attiré mon attention, car elle était tout dorée, dorée comme tes petits cheveux mon petit Quentin.

Je l’ai prise dans mes mains et immédiatement, je me suis sentie toute bizarre. La lettre devenait de plus en plus grande dans mes mains ! En regardant tout autour de moi, j’ai mieux compris ce qui se passait. Ce n’était pas la lettre qui grandissait mais moi qui rétrécissait !

Bien vite, je me suis retrouvée au milieu de la pelouse devenue une véritable forêt. Je ne voyais la maison qu’en faisant des bonds !

-Et tu es restée dehors ou tu es rentrée ? Tu n’avais pas peur ? Tu as fais quoi avec l’enveloppe ?

-Doucement mon petit garçon, une seule question à la fois…

 Je suis rentrée à la maison, heureusement que j’avais laissé la porte entr’ouverte. Je ne savais vraiment pas quoi faire pour retrouver ma taille normale. Je me suis donc promenée  dans la maison pour m’occuper un peu et j’ai d’ailleurs passé un long moment dans ta chambre…tu devines pourquoi je suppose ?

- Non maman, pourquoi ma chambre ?

-Et bien, comme tu n’avais pas rangé tes jouets, j’ai pu m’amuser comme une petite folle ; c’était très rigolo de pouvoir entrer dans tes petites voitures, de grimper à bord de ton train électrique, de pousser un ballon géant…j’ai même fait la sieste sur le ventre tout doux de ton gros nounours!

- Tu vois maman, j’avais raison de ne pas ranger ma chambre hier!

- Oui, pour cette fois tu as eu raison, c’est vrai petit coquin!

L’heure avançait et il fallait que je retrouve ma taille normale pour pouvoir aller te chercher à l’école. J’ai réfléchi de toutes mes forces et j’ai décidé de retourner dans le jardin, pour examiner la fameuse lettre dorée par qui tout avait commencé. J’ai pris un mini skateboard pour aller plus vite et une fois dehors, j’ai regardé cette enveloppe d’un peu plus près. Je l’ai ouverte, non sans mal et je me suis glissée à l’intérieur. Il y avait tout au fond, quelques mots notés sur un minuscule parchemin.

-Qu’est-ce qu’il y avait écrit dessus maman ?

-Il y avait écrit, si je me souviens bien « Petit petit, mini tout riquiqui, en chantant ces mots redeviendra grand, mais pas géant»

J’ai observé les alentours afin de m’assurer  que personne ne m’entendrait chanter avec ma jolie voix de casserole et j’ai entonné timidement cette mini chanson sur tous les tons.

-Je devine que ça a marché maman ?

- Et oui, en quelques secondes, j’avais retrouvé ma taille habituelle…ouf ! J’ai vite sauté dans la voiture pour ne pas être en retard à la sortie de l’école.

- Maman, je n’en reviens pas de cette aventure! J’espère que tu as gardé cette enveloppe magique ?

- Non malheureusement l’enveloppe s’est volatilisée en faisant une jolie poussière dorée, dorée comme tes petits cheveux mon petit Quentin.

 C’est dommage, je l’aurais bien utilisée une nouvelle fois pour redevenir petite, car je rêve de pourvoir aller à l’école avec toi, cachée dans ta poche !

- Et moi maman je l’aurais bien utilisé pour devenir tout petit aussi, au moins, quand tu me donnerais qu’un seul carré de chocolat…j’en aurais quand même pour des jours et des jours !

MFTC6G

14 juin 2011

La balance agricole hongroise est-elle négative ?

quid 1984

Le week- end dernier, j’ai fouillé partout chez mes parents : ça a permis de faire du tri dans mes vieilleries, mais malheureusement pas de trouver l’objet de ma quête à savoir, mon Quid 1984 ; je voulais en effet écrire une anecdote sur ce compagnon qui a marqué  toute une époque, mais ce dernier doit être à présent, heureux au Paradis des livres.

Je voulais replonger mon nez dans ses pages fines aux 2 couleurs, pour humer son odeur, afin de  faire remonter à la surface de ma mémoire des souvenirs heureux et studieux.

A l’époque, je ne surfais pas sur le web, mais je surfais dans mon Quid, de page en page (oui je sais, je suis un précurseur injustement insoupçonné pour  tous les aquaplanchistes d’intérieur).

En effet, j’adorais aller spontanément à la recherche d’infos intéressantes et inédites pour faire mon 125 ième exposé en classe de l’année. J’adorais ça et je n’attendais pas qu’un prof me le demande pour lui apporter avec un grand sourire, le fruit d’un travail volontaire, toutefois synonyme pour lui, de correction supplémentaire.

J’aimais bien par exemple, les pages où on pouvait voir la date de naissance des célébrités : j’avais l’impression de tomber sur  un dossier classé secret défense !

Je pouvais mettre mon réveil à 5 h 30 du matin pour ces RDV avec la culture. J’avais 13 ou 14 ans et  plus tard par contre,  j’ai été beaucoup plus velléitaire pour ce genre d'activité.

Je ne l’ai pas retrouvé ce Quid, mais devinez quoi… ?

Au milieu de cartons de livres scolaires, de cours de Fac, de bijoux fantaisies dépareillés, j’ai trouvé UNE page de ce Quid ! Si ça ce n’est pas un signe du Dieu des Intellos !

C’est la  page 13/14 : l'une de celle, où en guise d’introduction cocasse, on propose au lecteur  une série de questions suivies de courtes réponses.

La balance agricole hongroise est-elle négative ?

 Cette légende illustre une petite photo noir et blanc où l’on voit des paysannes récolter des pommes de terre me semble-t-il.

La balance agricole hongroise est-elle négative ?

Je ne le saurai jamais…car sous la photo il y a aussi écrit : voir page 1101.

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4 juin 2011

Un samedi à la tombée de la nuit dans les vastes plaines montagneuses du sud- est de la France :

Ayant un peu de temps à perdre avant ma séance de ciné, j’ai fait quelques pas supplémentaires pour aller jusqu’au drugstore du bout de la rue pour voir si, à tout hasard, ils avaient mis en rayon en  le précieux CD. Il ne devait sortir que 2 jours plus tard mais qui ne tente rien n'a rien.

Lorsque mes santiags foulèrent la moquette du rayon musique : point dudit CD…

J’allais donc me résigner à repartir bredouille, mais tout à coup, un bruit attira mon attention : caché derrière son comptoir, un gringo s’afférait à bidouiller des trucs sur son ordi.

-« Eh mon brave ! Vous n’auriez pas le nouveau CD des Fatals Picards par hasard ?

-« Mais Señorita, il ne sort que lundi… »                                                              

Le silence régna dans le magasin, dans la rue plusieurs virevoltants faisaient le course, au loin un vautour poussait son cri déchirant.

 

Son coup d’œil furtif sur un carton posé à ses pieds suffit à le trahir : le pauvre bougre venait d’éveiller en moi un ardent désir et je sus à cet instant, que je ne partirai que les pieds devant ou avec le précieux sésame.

Dans mon œil droit on pouvait lire DETER et dans le gauche MINATION ; même si j’essayais de garder le plus possible ma p- p- p- poker face, un zygomatique avait échappé à mon contrôle et menait sa propre vie en faisant tressaillir un coin de ma lèvre supérieure.

Il a sûrement vu sa vie défiler devant ses yeux, car il m’a alors regardé en disant :

-«…Ah moins que vous faisiez un chèque sans mettre la date… »

-« Ecoute petit, tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un carnet de chèque blindé et ceux qui cherchent dans leur cartons. Toi, tu cherches. »

Il s’exécuta et osa une dernière bravade :

-« Vous voulez juste le CD ou le DVD aussi ? »

Un filet de bave coulant de la commissure de mes lèvres lui suffit comme réponse et il partit aussitôt  à la recherche de l’objet de ma convoitise.

A coté du carton susnommé, posée négligemment sur le sol, une affiche de promo cartonnée attendait lundi pour connaître son heure de gloire ; je n’en vis qu’une partie mais la posture conquérante de Billy the Quid suffit à me redonner force et courage.

L’individu  me conduisit jusqu’à la caisse ; mes yeux scrutaient partout, à la recherche d’un voleur tapis dans l’ombre, mais aucune embuche notable sur mon chemin… j’étais très contente de me défaire de quelques dollars, pourtant durement acquis.

-« Vous allez bien rigoler me dit t-il ! »

 -« Ecoute! je vais te dire une dernière chose Pitchoun, avant que tu retournes voir ta maman : t’étais pas né que j’envisageais déjà d’être fan des Fatals plus tard alors : poupougne ! »

Je quittais l'échoppe, fière de moi, le sang n’avait pas coulé…

Un ciné et un Buffalo Grill plus tard je pourrais enfin rentrer chez moi, avec Rover ma fidèle destrière, et profiter de ces 24 cm de plaisir intense !

  Flo O’Hara, mon nom indien c’est « Frappe qu’un coup » et il n’est en rien usurpé !diabolo-satanas

25 mai 2012

Je vous livre à nouveau, tout chaud sorti du

Je vous livre à nouveau, tout chaud sorti du four, ce que j'ai écrit cette semaine à l'atelier d'écriture. Je ne vous donne pas les consignes de l'animatrice, juste ce que j'ai fait...Il n'y a pas là un grand interêt, mais au moins c'est mis au propre et conservé ici, pour le jour où mes enfants sauront lire et auront donc l'obligation de connaître l'intégralité de la production litteraire de leur gentille maman ;-)

 "Aïe love you Mum" : 

Enfin, un rayon de soleil filtre à travers les vieux volets de bois grisâtres. Enfin, les chiens du chenil attenant commencent à aboyer. Enfin, des petits bruits en bas dans la cuisine… Enfin, cette terrible nuit de cauchemar s’achève!

Merci beaucoup maman, d’avoir écouté et appliqué à la règle, les recettes de grands-mères des taties de Roquebrune; j’imagine que tu ne pouvais pas faire autrement,  nous sommes sur leur territoire après tout. J’espère au moins que ça m’aura guéri, car déjà que je ne ressentais aucun symptôme, ce serait le comble.

La prochaine fois que tu penses que j’ai peut-être les vers, s’il te plaît, va à la pharmacie! J’aurais préféré ingurgiter n’importe qu’elle substance chimique, même testée sur des bébés animaux orphelins, même contenant 150 composés cancérigènes toxiques nocifs, même n’ayant reçu comme unique homologation que celle de la secte de l’Universelle Lumière Cosmique de la Divine Sagesse Suprême…oui, j’aurais tout accepté de bonne grâce, plutôt que de dormir avec ce collier d’ail autour du cou !

Je n’ai pas vu venir le drame: hier soir, avec mes petits yeux emplis d'une innocente candeur, je t’ai regardé le confectionner avec amour. Un bout de ficelle, une aiguille, 5 ou 6 gousses fraichement épluchées…Ca avait l’air plutôt drôle au départ.

Mais toute la nuit cette odeur pestilentielle  ne m’a pas quitté…tu imagines un infect vent ? Pire.

Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a eu aucun effet collatéral sur mes amis les moustiques, qui comme chaque nuit, ont festoyé joyeusement grâce à mes involontaires dons de sang.

Heureusement qu’une magnifique journée de plage, va  me permettre d’oublier vite tout cela, car sinon maman, prescription ou pas, je t’aurai volontiers intenté un procès, et ce, même 30 ans après les faits !

schtroumpf-gousse-d-ail

Recette « pas aussi simple qu’il n’y paraît » des pignons de pins:

C’est un moment incontournable des vacances dans le sud de la France…Vous pouvez les ramasser vous-même bien sûr, mais c’est  encore plus agréable, si une gentille Tatie Pau a arpenté les sous-bois à votre place. Le cérémonial peut commencer, dès qu’elle prononce la phrase magique : « Je crois bien qu’il y a des pignons au garage ! ». Dès lors, c’est l’effervescence chez les enfants qui s’attroupent  autour du porteur du précieux sac de graines, puis se dirigent tous en procession vers un endroit ombragé, un peu éloigné des adultes qui ne savent plus apprécier les bonnes choses de la vie.

Les plus rapides pourront s’installer sur l’unique banc mais pour les autres, il faudra scruter attentivement le sol à la recherche d’une surface dure et plane près de laquelle s’installer. Les places sont chères à ce jeu là !

Chaque ergonome en herbe, doit ensuite choisir son  outil avec soin. La pierre doit avoir le bon poids et la forme la plus adaptée possible. Idéalement, elle doit avoir un côté plat pour bien frapper uniformément le pignon, tout en étant facilement préhensible de l’autre côté…Tout un art cette histoire !

Lorsque tout le monde est correctement équipé, le concert des pierres qui s’entrechoquent peut commencer sur fond de chant des cigales. Non non, il ne s’agit pas de minis hommes de Cro-magnon essayant de faire du feu, mais bien d’enfants affreusement gourmands de ces délectables graines couleur ivoire qu’ils ne savourent qu’une ou deux fois par an.

Il faut savoir doser sa force pour frapper sur la coquille, elle ne livrera pas son trésor si facilement. Si le coup est  trop faible, il manquera juste un petit bout de cette solide armure marron, recouverte de petites stries de poudre noire…Frustration garantie! Si le coup est trop fort, écrabouillage en bonne et dû  forme et galère assurée pour trier les miettes comestibles dans ce champ de bataille.

Pour la dégustation, il y a 2 écoles : ceux qui mangent tout au fur et à mesure, comme moi, et ceux qui, comme mon petit frère, se font d’abord leur petite réserve personnelle. Ils se fabriquent patiemment un inestimable trésor qu’ils surveillent jalousement, afin de pouvoir le déguster après, au nez et à la barbe des épicuriens de service, qui eux n’ont pas pu attendre…Je crois même que l’étude de ces 2 types de comportements est à la base de plusieurs  ouvrages traitant du capitalisme et de la lutte des classes…

pignons-de-pin-2

28 mars 2012

épisode 5

 Je crois que je suis une maman un peu espiègle…

Le soir, juste avant l’heure d’aller au dodo, je passe un  moment avec mon petit Quentin. Bien au chaud dans son lit douillet, il me raconte ce qu’il a fait à l’école, chez la nounou…

Puis, à mon tour, je lui raconte comment s’est passée ma journée. Lorsque j’ai fini,  bien souvent il me répond qu’il n’a pas encore sommeil, alors je lui raconte aussi ma « fausse journée ». Je ne sais pas si il me croit vraiment où si il fait semblant, mais en tout cas, je  peux vous affirmer, que cela fait naître des rêves dans ses yeux et des  sourires sur son visage…


-Maman ?  C’était  bien aujourd’hui que tu faisais des courses ? J’espère que tu n’as pas oublié mes gâteaux au chocolat ?

- Mais non, je n’ai pas oublié, petit gourmand ! Ils sont là tes gâteaux, bien rangés dans ton placard préféré.

Tu sais ça n’a pas été facile de faire les courses aujourd’hui,  mais c’est bon, j’y suis tout de même arrivée. Quelle aventure quand j’y repense…

- Mais maman, je ne vois pas pourquoi tu dis ça, il n’y a rien d’extraordinaire à aller faire des courses, tu as l’habitude.

- Oui, mais ce n’est pas toutes les semaines que les vendeurs  ont une telle allure!

-Que veux-tu dire par là maman ?

 -Quand je suis arrivée, il y avait une pancarte à l’entrée où l’on pouvait lire : « En raison d’une épidémie de boutonite gratouillante, le personnel du centre commercial a dû être remplacé aujourd’hui. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée. »

Je veux bien admettre qu’ils ont dû agir dans l’urgence, mais tout de même, remplacer les employés par les animaux du zoo ! J’en suis encore toute retournée!

- Maman, je ne te crois pas…Tu veux encore me faire croire à des histoires, sorties tout droit de ton imagination!

- Je vais te raconter, tu verras, ça ne s’invente pas !

A l’entrée du supermarché, il y avait toute une rangée de kangourous, je n’ai pas tout de suite compris ce qu’ils faisaient là, mais, alors que je cherchais un panier, l’un d’eux s’est approché de moi avec un beau sourire, prêt à me suivre. Je n’ai pas trop pris de choses du coup, je ne voulais pas que sa poche soit trop lourde à porter.

Ensuite dans les rayons, c’était très bien organisé, car chacun avait un poste adapté à ses capacités : des girafes rangeaient les boites de conserve tout en haut des rayons et des petits lémuriens, s’occupaient de les ranger tout en bas. Ils ne faisaient presque pas de dégâts.

De temps en temps, il y avait des annonces faites au micro, mais c’était toujours les mêmes, je pense que c’était un perroquet qui en était chargé, ce n’est pas possible autrement !

A la caisse, les pieuvres faisaient elles aussi du très bon boulot, avec agilité et rapidité, tu devines pourquoi ?

- Je sais maman, c’est parce qu’elles  ont huit tentacules ! Je l’ai appris à l’école. 

- Bravo ! Elles pouvaient donc faire passer 8 articles à la fois. A une ou deux reprises, il a fallu tout de même appeler quelqu’un pour défaire les nœuds. 

-Dis maman, est-ce qu’il y avait un dragon qui crachait du feu pour faire cuire des poulets rôtis ?

- Mais non mon petit amour, les dragons n’existent pas…enfin il me semble.

En sortant, j’ai eu le plaisir d’être salué par un magnifique paon, qui faisait la roue pour remercier personnellement chaque client. Quelle délicate attention!

Je suis passée ensuite par la poste voisine, car j’avais un colis à récupérer.

- Là aussi il y avait des animaux, maman ?

 Et oui, l’épidémie avait dû frapper là aussi. Pendant, un long moment, j’ai regardé faire une belle grenouille  derrière le guichet. Elle sortait sans arrêt, sa très longue langue rose, pour lécher des timbres et les coller sur des enveloppes…Je crois bien, qu’une fois sur 2, elle les mangeait sans faire exprès !

 Oh ! Mais j’allais oublier, j’ai une surprise pour toi. Tiens mon chéri, je t’ai aussi ramené une jolie plume de paon !

- Merci maman, elle est magnifique ! C’était peut-être vrai ton histoire alors…

paon

20 mars 2012

La Billytude.

P1110299 
La Billytude, C’est sublimer le fenouil avec du risotto,
 C’est avoir de l’humour qui fait rimer les mots,
 C’est de tous les guitaristes être le héros, C’est pas banal ! ...
 
 La Billytude, C’est répondre à ses fans le jour de son annif,
 C’est apprendre le dico et trouver ça jouissif,
 C’est avoir sur les filles avoir un réel pouvoir attractif, C’est pas si mal !  
 
La Billytude, C’est l’élegance racée d’un Kaporal qui Converse,
C’est être plus beau que tous les demi-Dieux de Grèce,
C’est traiter tous ses fans avec tendresse, Même les plus barges !
 
 
 La Billytude, C’est faire des bonds de 2 mètres sur la scène,
C’est être intelligent et s’en donner la peine,
C’est un bel exemple de la nature humaine, Un bon cépage !  
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